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Transition énergétique : Actual group accompagne la transformation des métiers et des compétences

Publié le 17 avril 2026

Dans le cadre du projet FARE, nous avons rencontré Alexandra Filippi, consultante en transition énergétique et développement commercial chez Actual group. Elle revient sur les mutations du secteur du bâtiment, les besoins en compétences et les évolutions à anticiper à horizon 2030.

Pouvez-vous nous présenter Actual group ?

Actual group a été créé en 1991 et est aujourd’hui le 5e acteur du marché du travail et de l’emploi en France, ainsi que le 1er acteur de l’intérim d’insertion. Groupe français, nous sommes présents sur l’ensemble du territoire grâce à nos 600 agences.

Certaines agences sont spécialisées par secteur, comme l’agroalimentaire, le tertiaire, etc. C’est d’ailleurs le cas de notre agence dédiée à la transition énergétique, ouverte en septembre 2025.

Au-delà de notre implantation, nous portons des valeurs humaines fortes. Notre mission est de créer des passerelles entre les compétences des personnes et les besoins des entreprises, afin de favoriser à la fois l’épanouissement professionnel des individus et la performance des organisations.

 

Vous avez récemment ouvert une agence spécialisée en transition énergétique. Quelles sont les raisons qui ont motivé cette initiative ?

L’ouverture de cette agence répond directement aux évolutions du marché. Nos clients historiques — bureaux d’études, cabinets d’architecture, entre autres — développent de plus en plus d’activités liées à la transition énergétique. Par ailleurs, le secteur du bâtiment est soumis à des réglementations et normes toujours plus exigeantes en matière de performance énergétique.

Dans ce contexte, des besoins spécifiques ont émergé, sans qu’il existe jusqu’ici d’agence véritablement spécialisée sur ces métiers. C’est précisément ce qui fait notre différence : là où de nombreuses agences recrutent ponctuellement sur ces profils, nous avons fait le choix d’en faire un axe d’expertise à part entière.

 

Selon vous, quels sont aujourd’hui les principaux besoins du secteur de la transition énergétique, notamment en matière d’emploi et de compétences ? 

Les besoins en emploi sont particulièrement marqués sur les métiers liés au photovoltaïque, à l’isolation thermique par l’extérieur, ainsi que sur les fonctions plus techniques comme les intégrateurs en gestion technique du bâtiment (GTB) ou les ingénieurs thermiciens.

Il s’agit de métiers récents ou en forte tension, pour lesquels les compétences sont encore rares ou insuffisantes. Face à ces métiers pénuriques, nous n’avons d’autre choix que de nous appuyer sur des compétences transférables, en identifiant des profils dont les acquis et expériences peuvent être mobilisés et adaptés à ces nouveaux métiers. Le défi n’est pas uniquement le recrutement : il s’agit surtout de créer ou de transférer des compétences durables dans un secteur en constante évolution.

 

Dans le contexte actuel, sur quelles évolutions des métiers et des compétences misez-vous ?

Dans le domaine de la rénovation énergétique, nous misons sur des compétences clés autour de l’isolation thermique, du photovoltaïque et des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE). Sur ce dernier segment, le parc étant désormais en phase de maturité, les besoins se concentrent de plus en plus sur la maintenance, tout en restant soutenus sur les activités d’installation.

Nous misons également sur le métier d’intégrateur en gestion technique du bâtiment (GTB). La GTB constitue, selon nous, le véritable centre de pilotage des bâtiments de demain.

 

Avez-vous une vision sur les besoins en compétences à horizon 2030 ?

À horizon 2030, les besoins resteront très forts sur les métiers évoqués précédemment.

On observe également une montée en puissance des besoins liés aux évolutions technologiques, ainsi qu’aux activités de maintenance pour certains métiers.

Au-delà de ces enjeux, je crois profondément à la force du collectif. C’est en regroupant les initiatives individuelles que nous pourrons réellement avancer. L’intelligence collective est, selon moi, un levier essentiel pour accélérer la transformation du secteur. J’aspire à un moment où l’ensemble des acteurs pourra agir de manière coordonnée et unifiée, pour faire progresser les choses sans attendre systématiquement les impulsions politiques.

 

Les métiers de la rénovation énergétique           Se former à la rénovation énergétique

 


Propos recueillis auprès d’Alexandra Filippi,
consultante en transition énergétique et développement commercial au sein de Actual group,
soutien du projet FARE.

 

 

 

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